STOKER (Brahm). Dracula l’homme de la nuit. Traduit par Eve et Lucie Paul-Margueritte et illustré de nombreuses photographies du film « Dracula » de la société Universal-Film. Tallandier ; collection Cinéma-Bibliothèque, numéro 523 (s. d., 1932). Prix : 3,50 francs. Broché, 92 pages et 2 ff. (prochaines parutions et catalogue de l’éditeur). Restauration discrète au dos, et sur la partie inférieure des plats, près des mors. 241×159 mm. Bon exemplaire

650 euros

Novellisation du Dracula de Tod Browning avec Bela Lugosi, parue durant la deuxième quinzaine de juin.* Le film était sorti en France quelques mois plus tôt. On y trouve une trentaine de photos. En dehors de petites adaptations nécessitées par le film (dans celui-ci, c’est Renfield qui se rend au château, et non pas Harker, donc, par exemple, les deux noms ont été permutés), le texte semble presque identique à celui de l’originale de 1920.

Cette édition est très rare, bien plus, sans doute, que l’originale mentionnée ci-dessus.

Tallandier disposait de plusieurs collections de « films racontés », dont Cinéma-Bibliothèque, l’une des meilleures, tous éditeurs confondus. Les volumes paraissaient à raison de deux par semaine ; ils témoignaient d’un soin particulier, avec notamment la reproduction des photographies dans des cahiers en noir et blanc sur papier couché, et un nombre important de pages (96) permettant d’offrir un texte bien plus consistant que ceux de nombre de ses concurrentes, cela d’autant plus qu’un même titre pouvait être réparti en plusieurs numéros.**

« Quand je suis monté dans la diligence, le conducteur causait avec l’hôtelière, de moi, évidemment, car ils me considéraient à la dérobée. Des mots étranges revenaient dans leur conversation. Je les traduisis à l’aide de mon dictionnaire polyglotte, et mon inquiétude s’accrut. Ces mots étaient “ordog” (satan) ; “pokel” (enfer) ; “stregoïca” (sorcière) ; “vrolek” et “vlkoslak”, qui, tous deux, signifient la même chose, l’un en slovaque, l’autre en serbe : loup ou vampire (il faudra que je me renseigne auprès du comte sur ces superstitions)… » (page 5)

* La parution du titre suivant, le numéro 524, est annoncée pour le 22 juin dans les annonces figurant en fin d’ouvrage.

** Source : l’article de Christophe Bier paru en automne 2007 dans la revue Le Rocambole 39-40 (voir aussi le dossier Écriture des cinéromans dans le numéro 78-79 de cette revue)

Retour en haut