La Motte-Fouqué (Friedrich Heinrich Karl de). Ondine, conte, traduit de l’allemand par Mme la Bne. de Montolieu. Paris, chez Arthus Bertrand libraire, 1818. In-12, veau fauve, filet à froid et petit point doré aux angles, dos lisse orné, pièce de titre verte, roulette intérieure, tranches marbrées (reliure de l’époque). Des rousseurs. Plats tachés. Faux titre, titre, XXXII, 292 pp et 3 ff (table et catalogue de l’éditeur). 174×100 mm. Frontispice. Cachet ex-libris Bibliothèque M. de Barante. Édition originale française.

650 euros

Ce très beau conte paru en 1811 relate l’histoire d’Ondine, un esprit féminin aquatique en quête d’une âme. Manifestement très apprécié, il fut réédité à trois reprises par Arthus Bertrand, en 1819, 1822 et 1834, et Andersen s’en inspira pour La petite Sirène (1837).

A l’instar de Chamisso, auteur en 1814 du célèbre conte fantastique Pierre Schlémihl, l’auteur était issu d’une famille française ayant émigré : à la suite des guerres de religion pour sa part (il était huguenot), lors de la Révolution française dans le cas de Chamisso.

Notons que la seule œuvre de l’époque comparable à Ondine, tant pour le format que l’esprit, semble être Trilby, de Nodier (1822).

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