Berthet, Élie. La Bête du Gévaudan. Paris, Hachette, 1862. In-12. 2 ff., 396 p. 110×175 mm. Demi-percaline bleue (reliure de l’époque). L’intérieur est globalement frais. Déchirures restaurées aux p. 307-318 (sans manque). Plats un peu frottés. Deux feuillets en double (sans manque).
120 euros
La bête du Gévaudan, qui sévit de 1764 à 1767, est mentionnée dans de nombreux imprimés d’époque, particulièrement dans les gazettes, où ses attaques étaient relatées, et dans des feuillets de colportage. Sur le plan littéraire, la bibliographie de La Bête du Gévaudan, de François Fabre (1930), mentionne d’abord trois poèmes à la date 1765 [« platitude de vers qui n’a d’égale que l’emphase du style »], un mélodrame en 1809 [« la Bête n’apparaît qu’accessoirement, et de manière très fantaisiste »], un récit de Mary-Lafon à caractère littéraire, paru les 18 et 19 octobre 1854 dans le Moniteur Universel, puis le roman de Berthet. Quelques autres pièces littéraires suivront durant le XIXe siècle, par exemple une nouvelle de Maupassant intitulée « Le Loup » (1882), qui se réfère manifestement au sujet.
Le récit de Berthet parut d’abord en feuilleton dans le Journal pour Tous, en 1858, puis aux éditions De Potter en 1858 (5 volumes). « Il est fort bien fait et des plus intéressants » (Fabre, p. 184). Berthet est également l’auteur du Loup-Garou (1842-1843), également proposé sur ce site. Notons à cet égard que le thème de la lycanthropie est présent dans le roman que nous présentons ici.





