[LAUMANN, E. M.]. Six nouvelles d’Ernest Maurice Laumann, chacune dans sa première parution en revue (numéros brochés) : L’arbre charnier (Lectures pour tous, numéro du 1/09/1919) / Le mystère de Mars (Lectures pour tous, numéro du 1/03/1921) / Au coeur putride de la forêt (Je sais tout, numéro 191, du 15/11/1921) / Les épouvantes de la mer (L’Aventure, N°2, 30/06/1927) / Dans les brumes sur les vastes mers (L’Aventure, N°5, 21/07/1927) / L’abîme (L’Aventure, N°24, 01/12/1927). Chacune des nouvelles est illustrée. Dimensions : environ 175×242 mm pour Je sais tout, 170×242 pour Lectures pour tous, 278×365 pour L’Aventure. Les numéros de L’Aventure sont bien conservés. L’un d’eux a toutefois été consolidé à la charnière ; les couvertures des autres revues sont défraichies.

160 euros

Ernest Maurice Laumann (1862-1928), auteur de quelques romans fantastiques et d’anticipation nous intéresse ici pour ses nouvelles ; c’est le domaine dans lequel il excellait le plus. Certains de ses écrits rappellent assez fortement ceux de Lovecraft, dont il était contemporain, mais cette parenté avec l’écrivain américain n’est pas le fait d’une inspiration puisée outre-Atlantique, comme en témoignent les dates précoces de ses publications.

Comme l’écrit d’ailleurs le rédacteur de l’article du blog Sur l’autre face du monde à propos des ressemblances entre des écrits de Jean Ray et de Lovecraft : « Mais ce genre de coïncidences n’est pas si rare dans notre domaine et si l’univers de Lovecraft a de nombreuses fois été repris ou plagié par la suite, il n’est pas rare d’en rencontrer d’autres où les auteurs ne pouvaient avoir aucun lien avec le reclus de Providence mais qui pourtant ont accouché d’œuvres en possédant de nombreuses caractéristiques. »

On lit par exemple dans Les épouvantes de la mer : « Alors, Monsieur, si invraisemblable que cela puisse paraître, je les vis tous sortir de leur repaire, un à un, mais tous convergèrent vers moi, les pinces en avant. Voulaient-ils m’attaquer ou retourner au cadavre, je ne sais, mais je pensais que maintenant que le poulpe était parti, ils prenaient de l’audace, et ils savaient, ils devaient savoir, à n’en pas douter, qu’avec moi ils seraient les plus forts. (…) La fois suivante je revins avec des casiers, des appâts, tous les jours je tendais mes pièges, j’en ai tué des milliers… Il y en a encore des milliers et des milliers… »

E. M. Laumann est pourtant tombé dans un oubli quasi-total.

Source : Sur l’autre face du monde. Ces différentes nouvelles n’ont pas été recueillies en volume à l’époque. Voir la fiche consacrée à Giuseppe Lipparini.

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