[Leroux (Gaston)], De Lorde (André), Dubeux (Albert). Les Maîtres de la Peur. Paris, Librairie Delagrave (1927). Un volume broché de 430 p. (100×164 mm). Portrait d’André de Lorde par Orsi en frontispice. Couverture légèrement salie et usée, avec un manque angulaire au second plat. Quelques déchirures sans gravité, le plus souvent sans manque de papier. Trois feuillets (309-310 et 317-320) livrant une partie de la nouvelle Une Histoire épouvantable, seule contribution de Gaston Leroux à l’ouvrage, sont très mal coupés, sans perte de papier là non plus (313-314 et 315-316 qui font partie du cahier correspondant n’ont pas été séparés au niveau de leur partie inférieure). Les premiers feuillets sont collés à proximité immédiate de la charnière (consolidation). Envoi autographe signé d’André de Lorde sur le premier feuillet, blanc : « à Gaston Leroux en très affecteux hommage ».

1000 euros

Édition originale de cette anthologie dédiée à « notre imagination », « reine de toutes les épouvantes ». Elle débute par une remarquable introduction d’une trentaine de pages due à André de Lorde. Chacun des textes, dont certains relèvent du genre fantastique, est précédé d’une courte bibliographie et d’une biographie de son auteur ; presque tous sont parus au XIXe siècle ou bien au XXe. Dans Une Histoire épouvantable (1911), un homme est invité à dîner par d’anciens naufragés ayant dû recourir à l’anthropophagie. Le recueil contient également Irish Whisky, de Jean Ray. L’auteur belge était alors presque inconnu en France.

Notre volume a été imprimé en février, donc Gaston Leroux l’a reçu peu de temps avant son décès, le 15 avril (s’il l’a en effet reçu, bien sûr). Il semble que l’on ne dispose pas d’informations détaillées sur les derniers jours de ce grand écrivain populaire, sinon qu’il est mort d’une embolie peu de temps après avoir subi une opération chirurgicale consécutive à une crise d’urémie. Peut-être, la façon on ne peut plus malhabile dont des pages de sa nouvelle (et uniquement de la sienne) ont été coupées a-t-elle un rapport avec la dégradation de son état de santé ?

Retour en haut