De Lisle de Moncel (Nicolas). Méthodes et projets pour parvenir à la destruction des loups dans le royaume. A Paris, de l’Imprimerie royale. xiv et 322 pages. Un tableau dépliant relié à la fin, au sujet des loups tués de 1765 à 1768. Pleine basane (reliure de l’époque). Trois manques angulaires de papier, pages ix-x et 163-166, une tache sans gravité pages 279-280, une petite déchirure sans manque à la planche, une éraflure au premier plat. Le livre « baille » un peu à cause de la planche dépliante et de la première garde, froissée. Édition originale.

850 euros

A la fin de ce livre, figure un texte de 7 pages intitulé « Extrait d’un Procès-verbal en date du 20 juin 1767, qui constate la destruction d’un Loup d’une conformation extraordinaire ; tué sur les frontières d’Auvergne, où il avait causé de grands ravages. » Selon Jean Richard, il s’agit à quelques variations minimes près du « Rapport Marin », du nom du notaire qui le rédigea le lendemain de la mort de la bête. Ce rapport sous forme manuscrite fut révélé en 1958 par Elise Seguin*, qui l’avait découvert, aux Archives Nationales (fonds agriculture, destruction des animaux nuisibles). Il précise notamment les caractéristiques de l’animal (largeur des pattes etc.)

* Son article, paru dans la Revue du Gévaudan, s’intitule « Document inédit sur la bête du Gévaudan ». La présence du rapport dans le livre que nous présentons fut donc signalée postérieurement à cette date (par Jean Richard ? Voir sa réédition chez De Borée de l’ouvrage de François Fabre [La Bête du Gévaudan, 1930]).

Retour en haut