Le Chansonnier des Grâces pour 1821 Avec les airs nouveaux gravés. Paris, F. Louis. Broché. 6 ff n. ch. (dont un calendrier), 284 p. puis 40 p. (musiques). Frontispice. 92×145 mm (entièrement non rogné). Manque de papier au premier feuillet, sans atteinte au texte. Rousseurs éparses. Mors en partie recollés, couverture tachée avec petits manques. Bon exemplaire.
80 euros
Témoin intéressant de la mode naissante du vampire littéraire, ce recueil paru à la fin de l’année 1820 contient une pièce signée P. L., intitulée Le vampire, Romance. Air de la petite coquette (pages 269 et 270) :
« T’en souvient-il ? De Ruthwen, autrefois, / Injustement l’amitié fut trahie ; / De l’amitié je viens venger les droits : / […] / Reconnais-moi ; Ruthwen sort du tombeau : / Aubrey, tu sais ce que c’est qu’un vampire » / […] »
Ce texte qui s’appuie sur la nouvelle de Polidori ne semble signalé nulle part ; il n’est pas extrait d’une publication antérieure ou à venir, comme cela pouvait arriver avec les ouvrages de ce type.
L’éditeur de ce chansonnier publia en 1821 une édition en langue anglaise de la nouvelle de Polidori, faisant suite aux trois qu’avait données Galignani en 1819.





