Collin de Plancy, Jacques Albin Simon. Le Diable peint par lui-même, ou Galerie de petits romans, de contes bizarres, d’anecdotes prodigieuses, sur les aventures des démons, les traits qui les caractérisent, leurs bonnes qualités et leurs infortunes… Paris, Mongie, 1819. Un volume, veau raciné, dos lisse orné, pièce verte, filets et roulette dorés sur les plats, tranches marbrées (reliure de l’époque). xl, 318 p. Frontispice gravé en taille-douce, représentant l’auteur en conversation avec le Diable. Reliure usée (dos frotté, mors fendus, fragilisés ; manque de cuir en haut du second [non visible sur la photo]). Édition originale
550 euros
Autour de 1820, le prolifique mais remarquable Collin de Plancy (1794-1881) publia plusieurs livres comportant de nombreux récits sur les apparitions, la magie, les superstitions, et plus généralement le monde surnaturel. Toutefois, on ne peut pas considérer en général que le traitement des sujets en question, tirés pour la plupart de traités anciens de démonologie, relève de la littérature, même si la frontière peut éventuellement apparaître relativement mince. Ainsi, bien que certains des ouvrages concernés puissent faire penser à des recueils de contes fantastiques, notamment en raison de la manière dont ils sont conçus, la nature des récits qu’ils contiennent n’autorise guère un tel rapprochement.
En revanche, on peut estimer que de telles publications* participèrent à l’ouverture de la littérature (notamment fantastique) à des sujets habituellement réservés aux traités savants.
Outre Le Diable peint par lui-même, Collin de Plancy publia le Dictionnaire Infernal (1818), Les Contes noirs ou les frayeurs populaires (1818), l’Histoire des fantômes et des démons qui se sont montrés parmi les hommes (1819), l’Histoire des vampires et des spectres malfaisans (1820), le Dictionnaire de la folie et de la raison (1820), Démoniana (1820) et Infernaliana (1822).
Une vingtaine d’années plus tard, il se convertit au catholicisme ; cela ne fut pas sans conséquences sur son rapport à de tels thèmes.
* La première de ce type que nous connaissions est nettement antérieure aux écrits de Collin de Plancy (Les Fredaines du diable, 1797) .





