Chase, James Hadley. Pas d’orchidées pour Miss Blandish. Paris, Gallimard, 1946 (achevé d’imprimer à la date du 2 avril). Broché, 263 p. et 1 ff. (118×181 mm) Édition originale (sans aucune mention d’édition). Très discrète restauration à la coiffe supérieure, dos incurvé, papier jauni. Très bon exemplaire sinon. Envoi de Marcel Duhamel à Rémi Micha. Édition originale
400 euros
Ouvrage particulièrement difficile à trouver sans mention d’édition. Une très grande majorité d’exemplaires en portent une sur la couverture, généralement fictive car leur achevé d’imprimer est bien à la date du 2 avril.
Pas d’orchidées pour Miss Blandish est le troisième titre de la très célèbre « Série Noire » fondée par Marcel Duhamel en 1945. Il met en scène une jeune, riche et jolie héritière kidnappée la veille de son mariage, son fiancé abattu devant elle. L’univers de la jeune femme se dérobe, elle pénètre dans un autre monde…
Les deux premiers titres de la collection sont de Peter Cheyney. Jusqu’au huitième inclus, les ouvrages parurent brochés, comme ici.
Environ une soixantaine de romans du Britannique James Hadley Chase furent publiés dans cette collection. Celui-ci, le premier, fait partie des plus connus. D’une noirceur incomparable, il occupait en 1989 le 89e rang au classement des cent livres du siècle établi en 1999 par la Fnac et le journal Le Monde (Wikipédia). Il fut adapté au cinéma notamment par Robert Aldrich et connut également une suite, La Chair de l’Orchidée, dont fut tiré un film avec Charlotte Rampling.
« Que le lecteur non prévenu se méfie : les volumes de la “Série noire” ne peuvent pas sans danger être mis entre toutes les mains. L’amateur d’énigmes à la Sherlock Holmes n’y trouvera pas souvent son compte. L’optimiste systématique non plus. L’immoralité admise en général dans ce genre d’ouvrages uniquement pour servir de repoussoir à la moralité conventionnelle, y est chez elle tout autant que les beaux sentiments, voire de l’amoralité tout court. L’esprit en est rarement conformiste. On y voit des policiers plus corrompus que les malfaiteurs qu’ils poursuivent. Le détective sympathique ne résout pas toujours le mystère. Parfois il n’y a pas de mystère. Et quelquefois même, pas de détective du tout. Mais alors ?… Alors il reste de l’action, de l’angoisse, de la violence — sous toutes ses formes et particulièrement les plus honnies — du tabassage et du massacre. […] Il y a aussi de l’amour — préférablement bestial — de la passion désordonnée, de la haine sans merci, tous les sentiments qui, dans une société policée, ne sont censés avoir cours que tout à fait exceptionnellement […] » (Marcel Duhamel)



