[Polidori, J. W.] Œuvres complètes de lord Byron tome IV. Paris, Ladvocat, 1820. Un volume de 408 p. Relié avec Le Vampire (faux-titre, titre, 44 p., 1 ff.) ; 122×201 mm. Pleine basane, tranches marbrées (reliure de l’époque, de Germain Simier, signée en bas du dos – ce relieur a exercé pendant la première moitié du XIXe siècle). Mouillure Ex-libris héraldique du comte Henri Coustant d’Yanville. Mouillure sur une partie du volume, sans atteinte au texte du Vampire. En revanche, les pages du volume sont légèrement gondolées, ainsi que la reliure. Quelques rousseurs, sans gravité. Un manque angulaire de papier sans gravité à deux feuillets, dont un du Vampire. Joint : les volumes I à III des Œuvres (la série complète en comporte 5, le dernier à la date 1821). Le frontispice du tome 1 manque. Reliures uniformes pour les 4 volumes.

500 euros

Deuxième apparition de la traduction d’Amédée Pichot et Eusèbe de Salle (A.- E. de Chastopalli selon la page de titre) et, surtout, seule édition séparée. Selon l’éditeur, la publication de ce livre, en octobre ou peut-être en septembre, fut motivée par de nombreuses plaintes de souscripteurs, déçus de ne pas trouver Le Vampire dans la deuxième édition des Œuvres de Byron. Ladvocat précise que son intégration à la première édition était due au fait que l’on croyait alors que Byron en était l’auteur [il est toutefois permis de douter de cette affirmation puisque dès le 3 juillet 1819, L’Indépendant signalait que l’attribution était peut-être fausse et la Gazette de France le confirmait le 3 août. Or le volume correspondant est paru en septembre].

Le Vampire est tiré sur le même papier, au même format et avec les mêmes caractères typographiques que ceux choisis pour cette deuxième édition des Œuvres, plus luxueuse que la précédente, mais, en dehors de ces points communs, rien ne l’y rattache : il s’agit bien d’une publication absolument indépendante avec sa propre pagination, un faux-titre et un titre.

L’ouvrage fut parfois intégré à l’un ou l’autre des 5 volumes de la deuxième édition, comme ici, mais nous ignorons quelle proportion des séries est concernée et si cela se fit à l’initiative de l’éditeur ou bien d’acheteurs (ou des deux).* La Bibliographie de la France indique : « L’édition des Œuvres complètes de lord Byron, trois volumes in-8, […] ne contenant pas le Vampire, c’est pour la compléter qu’on a réimprimé cet opuscule dans le format in-8. » (p. 582, n° 3768)

* E. Estève fait erreur quand il affirme dans Byron et Le Romantisme Francais, pages 78 et 527, que la nouvelle fut réunie au tome III (sous une « pagination spéciale »).

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