Tieck, Louis (Ludwig). Le Sabbat des Sorcières, chronique de 1459. Paris, Eugène Renduel, 1833. Un volume in-8 de 455 p. (12,2×20,6 mm). Demi basane, tranches marbrées (reliure de l’époque). Plats frottés (reteintés), petits manques à la pièce de titre. Cachet d’une société de lecture au titre. Reliure manipulée mais solide. Quelques rousseurs sans gravité.
1000 euros
Édition originale française de ce roman historique basé sur la Vauderie d’Arras. Ce procès en sorcellerie qui se déroula de 1459 à 1461 commença avec la mise en accusation d’un ermite nommé Robinet de Vaulx. Celui-ci qui, peut-être, pratiquait un peu de magie blanche, se vit reprocher de s’adonner également à la magie noire. Poussé à l’aveu, il déclara connaître deux sorciers pratiquant la sorcellerie la plus hérétique, et notamment des actes sexuels pervers. Chacun admit se rendre au sabbat et livra les noms d’autres participants. Outre l’ermite et les deux sorciers, plus d’une dizaine de personnes ayant reconnu leur présence au sabbat furent exécutées.
Ce fut là, la première vraie chasse aux sorcières importante en Europe au Moyen Âge. Il s’écoula cependant beaucoup de temps avant que les mentalités n’évoluent, que les résistances ne tombent : ce n’est qu’environ une centaine d’années après que la répression à grande échelle s’abattit sur le continent (informations extraites de : Guy Bechtel, La Sorcière et l’Occident, p. 140-143. Voir également notre introduction, [ici], ainsi que l’Histoire de la Magie d’Éliphas Lévi [1860], qui consacre quelques lignes au roman, p. 375).
Nous connaissons assez peu de romans ou nouvelles en langue française sur le thème de la sorcellerie, durant la première moitié du XIXe siècle.
Voir [ici] pour un autre livre de Tieck (Deux Nouvelles et une pièce, catégorie littérature fantastique) et [là] pour un autre récit sur le thème de la sorcellerie (La Sorcière à l’ambre de l’Allemand Meinhold).






