Pillon, Alexandre. Contes Noirs. Paris, L. Sauvaitre, 1888. Un volume broché de 351 p. (119×183 mm) Couverture défraichie, salie, avec de petits manques, dos légèrement déformé ; mors collés dans leur partie inférieure. L’intérieur est plutôt bien conservé malgré quelques défauts guère pénalisants (rousseurs et taches éparses).
200 euros
Un titre rare, peu connu, et intéressant
Remise en vente de l’édition originale, parue en 1869 chez un autre éditeur sous le titre Les Contes Noirs. Le faux-titre, le titre et la couverture ont été renouvelés. Le recueil contient aux pages 7-109 La Princesse de Trébizonde. Cette histoire de vampire parut la première fois en 1857 dans la presse [voir notre bibliographie]. L’auteur, un helléniste, qualifie à tort le vampire moldave de broucolaque mais il emploie quand-même une fois le vocable adéquat.
Bien que le récit ne laisse aucune place à l’humour (et mette en jeu un « vrai » vampire), l’auteur semble s’être autorisé une fantaisie en nommant l’un des protagonistes Pierre Plogojowitz, patronyme du premier vampire serbe (1725). Ce personnage s’oppose au monstre qui porte quant à lui un nom proche de celui d’un célèbre vampirologue du XVIIIe siècle s’étant justement intéressé de très près au cas de Plogojowitz. Le deuxième conte, Le de profondis de César Cappara, se rattache à la littérature fantastique. Le troisième, La Vengeance de la Poupée, est « une histoire d’amour qui ressemble à l’histoire d’un crime suivie de son expiation » (critique de presse d’époque).
Outre ce recueil de trois contes, Alexandre Pillon (1792-1876), helléniste, philologue, Conservateur à la Bibliothèque royale, puis à celle du Louvre, a publié quelques nouvelles dans la presse (cf la nécrologie du Bulletin du Bibliophile).





